Le DEFI

Comment le DEFI soutient la mode française

 

I- Zoom sur le monde de la mode et de l’habillement

 

1/ L’habillement, pilier de l’économie française

Atout majeur de la création de richesses et d’emplois en France, la mode française contribue directement au PIB national, à hauteur de 36 milliards d’euros par an. Le monde de la mode se place ainsi au même niveau que l’industrie alimentaire, et devant l’industrie automobile et aéronautique réunies.

Sous son image de légèreté et de glamour, le secteur de la mode et de l’habillement est un poids lourd de l’économie mondiale, qui génère chaque année 150 milliards de chiffre d’affaires, dont 33 milliards à l’export. Quant aux Fashion Weeks, elles représentent 1,2 milliard d’euros, hors ventes de vêtements.

Dans ce cercle vertueux, les grandes maisons de luxe françaises détiennent 30% du marché, avec de grands noms au rayonnement international : Dior, Chanel, Saint Laurent, Hermès, LVMH. La mode française est donc en première ligne, dans un secteur en constante expansion.

2/ Le monde de la mode et de l’habillement, berceau d’innovation

Si la créativité et l’innovation sont l’essence même de la mode, la France reconnaît malheureusement encore trop peu le caractère essentiel de l’innovation dans un sens autre que technologique. Pourtant, les industries créatives et parmi elles la mode française, font partie des secteurs qui ont le mieux résisté à la crise économique.

Précurseur en matière d’évolution économique, le secteur de l’habillement a très tôt compris la nécessité d’établir un lien de proximité avec le consommateur, dans un monde où cohabitent des leaders mondiaux et de petites structures. Forts d’un artisanat tourné vers l’excellence, les créateurs de mode revendiquent leur appartenance à un modèle auquel ils donnent tout son sens : le Made in France.

Le monde de la mode a également su anticiper les mutations technologiques de ces dernières années, en adaptant leurs méthodes de distribution et favorisant la fluidité entre internet et les magasins physiques. Aujourd’hui, les grands du numérique investissent massivement dans le secteur : le géant Amazon est devenu en 2017 le premier exportateur de mode aux USA ; Google va lancer une veste connectée avec Levi’s. Le traitement massif des données et l’émergence de l’intelligence artificielle permettent via le Consumer Relationship Marketing une connaissance accrue des consommateurs, qui tend à se muer en personnalisation de masse. Le numérique fait désormais partie du quotidien des créateurs de mode et des marques, qui n’hésitent plus à miser sur la réalité virtuelle ou augmentée pour développer leur activité.

Les nouvelles technologies investissent également le secteur et sont sur le point de révolutionner tout le cycle de fabrication.

Sur tous ces domaines, le Comité de Développement et de Promotion de l’Habillement, dénomination officielle du DEFI, investit dans des analyses approfondies afin de les mettre à disposition des entreprises.

3/ Paris, capitale des créateurs de mode

Loin devant Milan, New York et Londres, Paris est sans conteste la Capitale de la Mode, ce qui constitue un patrimoine inestimable pour l’économie française. Lieu de rendez-vous incontournable des Fashion Weeks, la ville lumière rassemble chaque année 25000 acheteurs étrangers et 2500 journalistes, venus de 60 pays différents.

Pendant les défilés, les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, de la culture et des transports connaissent un véritable pic d’activité, avec 1,2 milliards d’euros dépensés en 40 jours par les marques et les visiteurs. L’organisation des 83 défilés de haute couture représente par ailleurs 290 millions d’euros d’investissement. Sur cette période, les marques réalisent 10,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La Fashion Week parisienne génère 724 millions d’euros de retombées sur l’économie de la ville.

La mode française s’impose comme un leader mondial, dans une industrie où la concurrence fait rage, face à des pays qui mettent en place de nombreux dispositifs de soutien aux entreprises nationales. En Italie, la filière de l’habillement reçoit le soutien des pouvoirs publics, à hauteur de 35 millions d’euros en 2017. Le maire de New York a mis sur pied dans le quartier de Brooklyn une halle rassemblant fabricants, créateurs de mode, scientifiques…

En France, le DEFI est la seule organisation destinée à soutenir le monde de la mode, afin de soutenir la création et son écosystème, préserver le savoir-faire hors pair et renforcer le rayonnement international de l’habillement français.

II- Le DEFI, garant de la mode française

 

1/Un soutien essentiel pour les créateurs de mode

Depuis sa création en 1984, le DEFI apporte au monde de la mode une forme de solidarité unique, basée sur la coopération entre petites et grandes entreprises de l’habillement. Grâce à une taxe affectée payée par les 3500 entreprises que compte le secteur, le DEFI dispose d’un budget de 9,5 millions d’euros, qu’il investit pour soutenir les créateurs de mode, encourager l’innovation technologique et immatérielle, assurer une veille de marché et contribuer à l’internationalisation de la mode française.

Parmi ses membres, elle compte entre autres : la Fédération Française de la Haute Couture et de la Mode ; l’Alliance du Commerce ; l’Union française des Industries de l’Habillement et de la Mode ; la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin ; la Fédération Française du Vêtement Masculin, et de la Mode Enfantine ; le Groupement de la Fabrication Française …

Véritable accélérateur de croissance de l’industrie de l’habillement, le DEFI accompagne les jeunes créateurs de mode dès la création de leur entreprise et tout au long de leur parcours entrepreneurial. Depuis 2012, le Fonds de garantie du DEFI a soutenu plus de 30 jeunes talents, assurant 8 millions d’euros de prêt et permettant ainsi à ces nouveaux créateurs de mode de multiplier leur chiffre d’affaires par 2,6 en moyenne.

Le Programme Start, lancé en 2015 et piloté par l’Institut Français de la Mode, forme les nouveaux entrepreneurs de la mode française et les accompagne dans leur développement grâce à un suivi personnalisé, au côté de mentors du secteur de l’habillement et d’experts du numérique en liaison avec 42.

Afin de favoriser une meilleure visibilité des jeunes stylistes dans le monde de la mode, le DEFI prend également en charge une partie des frais occasionnés par les défilés.

Pour encourager le développement des jeunes créateurs, il participe également à hauteur de 30% au Fonds d’avances remboursables, qui octroie à ces stylistes de mode jusqu’à 100 000 euros sans besoin de garantie. 24 entreprises ont pu bénéficier de ce système simple et attentionné depuis 2011.

Et pour récompenser le talent, les efforts et les idées de ces jeunes créateurs de mode, le DEFI est le principal financeur, aux côtés du Ministère de la Culture, de l’ANDAM. Chaque année, deux prix mondialement reconnus sont décernés à des talents émergents de la création contemporaine.

Enfin, le DEFI assure une veille de marché de la mode et de l’habillement au travers d’études analysant les nouvelles tendances de consommation, de sa contribution à l’Observatoire Economique de l’Institut Français de la mode qui publie les chiffres du secteur et de la mise à disposition des entreprises d’une veille économique à l’international.

2/ Promouvoir la mode française à l’international

Attaché à la reconnaissance du savoir-faire français, le DEFI a également créé la procédure « Jeunes Entreprises », qui permet aux jeunes marques commerciales d’accéder aux salons professionnels parisiens : Who’s Next, Tranoï, Première Classe, Paris sur Mode… Véritable fenêtre ouverte sur le monde de la mode, ces événements attirent chaque année des dizaines de milliers d’acheteurs étrangers. De quoi offrir un véritable tremplin pour des créateurs souhaitant se faire connaître à l’international.

Pour soutenir l’exportation, le DEFI finance près de 1000 participations de marques françaises sur plus de 50 salons à l’étranger. Afin de faciliter l’obtention de subventions pour les talents de la mode française, le DEFI a créé le site « ConnexionsMode.com», une solution d’orientation des entreprises vers des salons qui représentent au mieux leur marque.

Grâce au New Black, salon virtuel français, les jeunes créateurs de mode peuvent se rapprocher d’acheteurs étrangers influents.

Enfin, afin d’explorer les marchés difficiles, le DEFI finance des « groupes de combat » : une dizaine de marques expérimentées évaluent les potentialités d’exportation et de partenariat en Algérie, Iran, Afrique du Sud…

Dans un milieu hautement concurrentiel, le DEFI contribue à renforcer l’image de marque de Paris en tant que Capitale de la Mode, et plus largement de la France. Lors de chaque Fashion Week parisienne, il finance le Centre International de Presse et d’Informations du Palais de Tokyo, assurant l’accueil et le déplacement de 2500 journalistes, représentant 450 supports médiatiques et venus de plus de 50 pays différents. Une façon pratique de contribuer au rayonnement international de la France dans le monde de la mode.

Depuis 2012, Designers Apartment, premier showroom exclusivement dédié à la mode française avant-gardiste, réunit à chaque session dix marques émergentes, afin de leur offrir une meilleure visibilité et faciliter les échanges avec des interlocuteurs internationaux. Parmi les visiteurs, les décideurs de grands magasins étrangers, de concept stores ou bureaux d’achats.

3/ Préserver le savoir-faire français

La transmission du savoir-faire, sa valorisation et son développement sont des points clés. Pour ce faire, le DEFI contribue à la formation aux métiers techniques de la mode : il soutient notamment l’Académie Internationale de Coupe de Paris et l’École de la Chambre Syndicale de la Couture, mondialement reconnue ; il finance des formations pour les fabricants dans un contexte de forte mutation.

Le DEFI soutient le développement des façonniers, en préservant et valorisant leur savoir-faire pluriséculaire. Huit d’entre eux ont pu participer au salon International Fashion Fair de Tokyo afin d’entamer une carrière à l’international. 56 entreprises de façon ont été soutenues sur le Salon Made in France et sur le rendez-vous mondial de PV Manufacturing. En juillet prochain, la Haute Façon Française sera présente à New York.

En parallèle, le DEFI finance la Maison du Savoir-Faire et de la Création qui recense tous les savoir-faire de fabrication dans l’hexagone et qui accompagne plus de 350 marques et créateurs pour répondre à leurs besoins de fabrication.

Attaché à la préservation du patrimoine culturel et artistique de la mode française, le DEFI contribue au financement de la section Mode du Musée des Arts Décoratifs et à la restauration de collections historiques de vêtements.