Futur : la jeune création s’engage par ses actions

Inspirer pour mieux changer : si les discours moralisateurs ont un temps occupé les esprits, c’est aujourd’hui par l’action que la relève entend changer le monde. En témoignent la campagne de grève hebdomadaire #FridayForFuture des lycéens du monde entier, rassemblés autour de la jeune Greta Thunberg depuis août 2018 ; ou plus récemment le sacre du créateur autrichien Christoph Rumpf au Festival International de la Mode, de la Photographie & des Accessoires de Mode à Hyères (dont les tables rondes sont soutenues par le DEFI), qui s’est tenu en fin de semaine dernière.

Ces dernières années, nombre de jeunes créateurs se sont illustrés à travers des démarches recherchées, autour du respect de l’environnement, de l’Homme mais aussi par l’éducation. Les frontières se brouillent pour offrir un nouveau souffle à la création, qui ne rime plus avec accélération et sur-consommation, mais plutôt avec un questionnement constant des futurs auxquels nos sociétés aspirent.

Zoom sur notre sélection de jeunes créateurs engagés et non moins créatifs.

Par l’upcycling

Forte de son succès l’an dernier avec le duo Botter (embauché quasi dans la foulée du festival chez Nina Ricci), cette édition du Festival International de Mode, de Photographie et d’Accessoires de Mode à Hyères nous a offert une mode masculine créative, avec une fois de plus une attention portée au développement durable. Né il y a 25 ans à Graz, au sud de l’Autriche, le jeune styliste Christoph Rumpf, diplômé de l’université des arts appliqués de Vienne, s’est démarqué avec des silhouettes structurées et majestueuses, sculptées dans des tissus précieux. La plupart des vêtements ont été réalisés dans des tissus recyclés, tapis persans, tissus brocart et autres tapisseries.

Par le collectif

GAMUT a dévoilé sa première collection il y a six mois. Fondé par cinq diplômés de la prestigieuse école La Cambre (Belgique), le gang refuse toute « starification » personnelle et porte une voix commune pour une « vision sans chef ». Le label prône un processus de création collaboratif, de façon transversale, sur tous les aspects de la marque, que ce soit pour le graphisme, les castings ou encore l’ambiance sonore. Les pièces créées échappent elles-aussi à toute étiquette de genre ou de saisonnalité. En résultent des créations fluides, envisagées à petite échelle et fabriquées localement avec des artisans.

Par l’utilisation de nouveaux matériaux

Diplômée de la Edinburgh College of Arts, la jeune française Aurélie Fontan a remporté plusieurs prix de mode l’an dernier (M&S Best Womenswear Award, Catwalk Textiles Award et Dame Vivienne Westwood Ethical and Sustainable Award). Elle a également attiré l’attention du géant technologique sud-coréen Samsung, qui l’a invitée à créer une robe à partir de son dernier smartphone. Si la jeune créatrice a autant attiré l’attention, c’est pour sa création à base de champignons (utilisant un mélange de thé de Kombucha fermenté, de sucres, bactéries et de levure) qu’elle a cousu avec des attaches de câbles solubles afin de la rendre intégralement biodégradable.

IN BRIEF : 

Inspirer pour mieux changer : si les discours moralisateurs ont un temps occupé les esprits, c’est aujourd’hui par l’action que la relève entend changer le monde : notre sélection de jeunes créateurs engagés, l’autrichien Christoph Rumpf, la française Aurélie Fontan et le collectif parisien GAMUT.

Cet article a été rédigé par Futur404, dans le cadre du soutien à l’innovation & aux entreprises de la mode du DEFI.

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