Tour du monde des technologies pour une mode durable

Le DEFI a repéré l’article d’Helen Massy-Beresford paru sur Al Jazeera le 22 mai dernier. La journaliste y réalise une revue des technologies au service d’une mode responsable qui ont retenu son attention à travers le monde. Nous vous proposons ici de résumer les principaux points du document. L’article intégral est disponible à cette adresse : https://www.aljazeera.com/news/2020/05/fashion-turns-technology-tailor-sustainable-solutions-200522170742627.html 

En entraînant la suspension ou l’annulation de commandes représentant 982 millions de vêtement, la crise du Covid-19 a mis en avant la nécessité de trouver des solutions pour lutter contre le surabondance de vêtements jetés. Les consommateurs sont aussi de plus en plus engagés : d’après une enquête mondiale réalisée par ING et publiée en février dernier « 61 % des consommateurs seraient moins enclins à acheter un produit s’ils découvraient qu’il était peu performant sur le plan environnemental. ». Selon Helen Massy-Beresford, la technologie a un rôle crucial à jouer pour réduire l’impact écologique de la mode et répondre ainsi aux besoins des consommateurs. Déroulé des solutions présentées par la journaliste, de l’amont à l’aval de la chaîne de valeur :

La journaliste cite d’abord la startup française Heuritech qui a développé une solution de prévision de tendances grâce à l’intelligence artificielle. Elle indique que la société s’est notamment adaptée à la crise en publiant ce mois-ci un rapport sur les tendances post-confinement en Chine.

Place ensuite à la conception 3D et notamment aux échantillons virtuels. C’est ce que propose le fabricant de vêtements TAL Apparel basé à Hong Kong : selon lui, les échantillons numériques sont si réalistes et précis qu’ils peuvent éliminer le recours aux échantillons physiques et engendrer des économies de matière, d’énergie et d’eau potentiellement considérables, notamment pour les enseignes.

Toujours au niveau de la production, la journaliste cite l’initiative de TRAID, une chaîne britannique de « charity shops », pour la pollinisation du coton biologique en Inde.

Selon Helen Massy-Beresford, la crise du coronavirus rend la gestion de la chaîne d’approvisionnement encore plus importante pour les retailers. Ainsi, côté process, la journaliste cite l’exemple de Optoro : la société américaine a développé une solution d’intelligence artificielle qui donne aux détaillants une meilleure visibilité sur leurs retours et invendus afin de les orienter vers la solution la plus rentable entre la revente, le don ou le recyclage. En 2019, les clients d’Optoro ont ainsi évité la destruction de 96 % des produits retournés ou invendus avec une réduction moyenne des coûts de 30%.

La journaliste mentionne également la plateforme de seconde main thredUP qui utilise le machine learning pour aider ses salariés à référencer les très nombreux articles proposés sur le site. A ce jour, la société a permis la revente de 100 millions d’articles et ainsi d’économiser l’équivalent de 870 000 tonnes d’émissions de CO2.

Helen Massy-Beresford cite la startup israélienne SMX qui propose une solution pour améliorer la transparence de la chaîne d’approvisionnement grâce à la blockchain et à un marqueur chimique placé dans les textiles. Si la solution répond au désir de traçabilité des consommateurs, l’accès à une information fiable sur les vêtements augmente également leur chance d’être recyclés.

Enfin, l’article aborde le recyclage avec l’entreprise Worn Again Technologies – prix innovation  2019  de  l’Andam –  qui a mis au point un processus permettant de séparer, de décontaminer et d’extraire le polyester et la cellulose depuis des textiles non-réutilisables ainsi que des bouteilles et emballages plastiques.

 

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