La parka en algues : une alternative au plastique avec un bilan carbone négatif

Charlotte McCurdy, chercheure au prestigieux Rhode Island School of Design, a récemment présenté au Cooper Hewitt Museum (New York) une parka transparente, dont on dirait qu’elle est faite de plastique… Mais elle est en réalité composée d’un matériau à base d’algues.

Les algues sont connues pour leur bilan carbone négatif : elles absorbent le surplus de CO2. Le matériau, semblable au plastique, est une ressource renouvelable. Développé dans le cadre de sa thèse de fin d’études, le projet s’intitule « After Ancient Sunlight », faisant référence au fait que les algues utilisent les rayons du soleil pour la photosynthèse. Pour son projet, McCurdy a utilisé un procédé appelé « séquestration du carbone » (un carbone extrait directement de l’atmosphère et stocké sous forme de gaz ou de liquide) en combinaison avec une algue cultivée via la photosynthèse, de l’eau et du dioxyde de carbone.

Avec ce projet, McCurdy espère inspirer les marques de mode et les inciter à poursuivre ces expérimentations.

IN BRIEF

Habituellement, les tentatives de compensation écologique ont tendance à transformer les déchets issus de combustibles fossiles en matériaux utiles (comme l’initiative d’Adidas recyclant les filets de pêche récoltés dans les océans par Parley). Mais cette approche repose sur de nouvelles émissions humaines, remarque Charlotte McCurdy. Pour y remédier, elle a exploré dans le cadre de sa thèse une alternative avec un bilan carbone négatif : un matériau à base d’algues. Elle souhaite ainsi proposer des options allant au-delà de la simple compensation des dégâts. Affaire à suivre.

One thought on “La parka en algues : une alternative au plastique avec un bilan carbone négatif

  1. Bravo pour cette découverte. J’espère que des créateurs prendront le relai pour développer un nouveau concept de vêtements

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